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Bonnes pratiques Réseau - Page 20

  • L'arbre qui cache la forêt

    Dans le numéro de l'Express du 11 mai 2011, page 102, Christine Kerdellant publie un article très intéressant intitulé: "Les fleurons du CAC 40, un fléau pour la France".

    Elle y explique que ce sont les salariés des sociétés du CAC 40 qui toucheront, pour l'essentiel, la prime Sarkozy. Elle souligne que ces très grandes entreprises qui "chouchoutent" leurs salariés masquent l'échec du tissu économique français. Car ce dernier manque cruellement d'une armée de PME dynamiques et exportatrices, comme en Allemagne et en Italie.

    On retrouve l'idée de la France à deux vitesses: la France des très grandes entreprises rentables, visibles et généreuses et le vaste pays des petites entreprises laborieuses, discrêtes et économes.

    Ce clivage se retrouve dans la façon de réseauter de ces deux mondes parallèles.

    Autant les salariés des grandes sociétés françaises peuvent se contenter de faire du Networking en interne ou avec un réseau externe de pairs triés sur le volet, autant les employés de la PME sont forcés de réseauter d'une façon beaucoup plus large et ouverte, s'ils veulent atteindre leurs objectifs.

    Le problème se corse lorsque l'on sait que ce sont plutôt les grosses structures qui incitent leurs cadres à s'initier aux techniques du Networking.

    Ce phénomène explique aussi pourquoi, dans le cadre d'une recherche d'emploi, les candidats ciblent prioritairement les grandes entreprises du CAC 40 ou du SBF 120. Non seulement parce qu'elles sont visibles mais aussi car elles rassurent.

    La solution à ce problème typiquement français prendra du temps et passe obligatoirement par un profond changement des mentalités, par une volonté politique et par une meilleure compréhension de l'intérêt du Networking et de son enseignement.

     

  • Jamais seul. Jamais.

    La solitude est la pire des choses qui puisse arriver à un chercheur d'emploi. Quoi de plus déprimant que de rester seul chez soi, d'envoyer des candidatures spontanées à la pelle, de parcourir les annonces sur le net, de répondre aux rares offres correspondant à son profil, d'attendre d'être convoqué à un hypothétique entretien, et de ne rien voir arriver hormis quelques malheureuses réponse négatives. C'est la spirale de l'échec qui s'enclenche et le découragement progressif qui s'annonce.

    En période de recherche d'emploi, il est capital de ne pas rester seul. Si vous n'avez pas la chance d'être suivi par un cabinet d'outplacement (moins de 10% des cadres en repositionnement professionnel le sont), il vous faut absolument rejoindre une association ou une structure de bénévoles qui vous aide à professionnaliser et à optimiser votre démarche. Et à faire efficacement du Réseau! Pour cela, choisissez bien le groupe qui vous convient et qui correspond à vos besoins.

    L'activation Réseau est en effet beaucoup plus facile et efficace si l'on fait partie - ou si l'on rejoint - un  groupe de chercheurs d'emploi. Mais une fois intégré dans ce collectif, soyez positif et actif: suscitez les échanges, donnez et recevez, rechargez-vous en énergie positive pour mieux aider les autres et leur donner envie de vous aider.

    Ces groupes sont nombreux. J'en parlerai une prochaine fois. 

     

  • Intelligence émotionnelle et Networking

    Lorsque l'on parle d'intelligence émotionnelle, on pense immédiatement à Daniel Goleman et à ses différents ouvrages sur le sujet.

    On oublie souvent les travaux de Reuven Bar-On et c'est dommage car c'est lui qui a mis au point le test du "quotient émotionnel" le plus sérieux.

    Ce test, auquel j'ai été certifié en 2008, est fondé sur la mesure des capacités à:

    - être conscient de soi

    - se comprendre et s'exprimer

    - être conscient des autres, les comprendre et entretenir de bonnes relations avec eux

    - faire face à des émotions fortes et au stress

    - s'adapter au changement et résoudre des problèmes de nature différente.

    Bar-On estime que l'intelligence émotionnelle est l'un des meilleurs facteurs explicatifs de la réussite d'un individu. La bonne nouvelle est que, contrairement au quotient intellectuel qui est quasi figé à vie, le quotient émotionnel peut se travailler et s'améliorer.

    Je constate, pour ma part, que c'est un bon indicateur pour évaluer la capacité d'un individu à bien utiliser le Réseau.

    En effet le Networking bien compris nécessite de réunir et d'utiliser les capacités listées ci-dessus par Bar-on. 

    En d'autres termes, la personne remarquablement intelligente au sens du QI mais dont le QE est faible risque d'obtenir des résultats décevants dans son activation du Réseau.

    Les recherches de E. Fishman et de E. Kerem publiés en 2001 dans le "Journal of Social and Personal Relationship" confirme mon constat fondé sur l'accompagnement de plus de 250 personnes en recherche d'emploi: pour que la rencontre Réseau soit fructueuse, il faut qu'il y ait une vraie satisfaction dans l'échange et, pour cela, il faut que les émotions positives s'expriment et passent.

    En d'autres termes, en phase d'activation du Réseau, utilisez toutes les ressources de votre intelligence émotionnelle. Et si ces ressources sont limitées, développez-les!

     

     

  • Le cap de la cinquantaine

    C'est un fait avéré par différentes études publiées par la Halde et par la Documentation française qu'il est plus difficile de trouver un nouveau job lorsque l'on frise ou que l'on dépasse le fameux cap de la cinquantaine.

    L'article du Point daté du 10 mars et intitulé "La vie commence à cinquante ans" donne un éclairage nouveau sur ce problème que rencontrent de nombreux chercheurs d'emploi.

    Que trouve-t-on dans cet article: la synthèse d'un certain nombre d'études qui démontrent que l'on est de plus en plus heureux lorsque l'on devient quinqua. Le bonheur dans la vie suivrait une courbe en U. Les années basses correspondant au milieu de vie: du début de la vie professionnelle jusqu'à ce fameux cap de la cinquantaine.

    Je vous invite à lire cet article qui s'inspire du dernier ouvrage du Dr Saldmann: "La vie et le temps".

    Cette approche positive de la cinquantaine doit absolument être diffusée sur le marché de l'emploi, et tout particulièrement auprès des professionnels du recrutement.

    Car je le constate tous les jours dans mon métier du repositionnement professionnel, l'âge constitue un handicap lorsque que l'on postule à des postes sur le marché visible de l'emploi. Le CV d'un quinqua est le plus souvent mis sur la mauvaise pile (celle qui est proche de la poubelle).

    Heureusement, les plus de cinquante ans peuvent utiliser les techniques de Réseau appliquées à la recherche d'emploi que je préconise dans "Trouver le bon job grâce au Résau" (voir le bonus consacré aux quinquas au milieu de l'ouvrage).

    Et, si j'en juge les témoignages de succès que je reçois chaque semaine, cela marche!. 

    J'avance donc une hypothèse nouvelle qui va révolutionner la Recherche fondamentale en matière de Réseautage: si le Networking fonctionne si bien pour les quinquas, c'est peut être parce que, malgré les affres de la transition professionnelle, les plus de cinquante ans dégagent des vibrations positives de bonheur rassurantes et attractives auprès de leurs contacts Réseau.

  • François Descheemaekere: un précurseur!

    En avril 1989, François Descheemaekere, auteur de "Outplacement, marketing de recherche d'emploi" publiait dans le magazine Challenge un article intitulé: "Changement de job: la technique 'Networking'.

    Cet article est un petit bijou et je me propose de vous en livrer quelques extraits qui, en vingt deux ans, n'ont pas pris une seule ride.

    "Savez-vous que le marché caché est cinq fois plus important que le marché visible? Savez-vous que les offres d'emploi représentent moins de 15% du seul marché visible, les contacts directs, relations et cooptations en représentant plus de 60%? Savez vous que 98% des candidats visent seulement le marché visible et, pire encore, uniquement les petites annonces?" 

    Voilà ce que l'on appelle un bon teasing!

    François poursuit: "Pour mener une recherche efficace, sortez des sentiers battus: visez le marché caché. C'est ce que va vous permettre de faire le networking. Le networking, c'est la constitution, la gestion et l'utilisation d'un réseau relationnel, de manière à maximiser le nombre de contacts et d'atteindre ainsi une population-cible aussi sûrement et aussi efficacement que possible".

    Ses conseils restent vrais aujourd'hui:

    "Etablissez la liste de vos relations personnelles et professionnelles...Etablissez la liste de vos entreprises cibles...Contactez par téléphone chaque personne figurant dans votre liste de relations. Objectif: obtenir un rendez-vous...Rencontrez chacune de ces personnes. Objectif n°1: obtenir des noms d'autres personnes. Objectif n°2: obtenir les noms des personnes pouvant vous mettre en relation avec vos entreprises cibles...Rassurez tout de suite votre interlocuteur en lui précisant bien que vous n'allez pas lui demander un travail, pas plus qu'aux personnes dont il vous communiquera les noms, mais que vous souhaitez seulement recueillir des avis, conseils et suggestions sur votre projet professionnel...Ca y est! Vous avez le contact avec le décideur que vous pouvez aider grâce à vos compétences...A vous de jouer pour le convaincre de vous engager! Mais cela est une autre technique..."

    Tout est dit. Plus exactement tout était écrit depuis...1989!

    Merci François.